Comment fonctionne Blast. Club étape par étape, de l’inscription au premier ticket ?

Blast Club est un club privé d’investissement en startups fondé par Anthony Bourbon. Le parcours entre la création d’un compte et le premier ticket engagé comporte plusieurs étapes distinctes, dont certaines ne sont pas détaillées sur les pages commerciales du club. Voici ce que le processus implique concrètement, du point de vue du membre.

Ce que vous détenez réellement quand vous investissez via Blast Club

Avant même de parler d’inscription, une précision juridique mérite d’être posée. Les opérations proposées par Blast Club sont structurées via des véhicules d’investissement dédiés (SPV), généralement des SAS à capital variable créées pour chaque deal.

Le membre ne détient pas directement les actions de la startup ciblée. Il souscrit des parts dans le SPV, qui lui-même investit dans l’entreprise. Cette architecture a des conséquences directes sur la gouvernance : le membre n’a pas de droit de vote aux assemblées générales de la startup, et la gestion de la sortie (IPO, revente, opération secondaire) est pilotée par le véhicule, pas par l’investisseur individuel.

Cette distinction entre détention directe et indirecte est rarement explicitée dans les contenus grand public. Elle conditionne pourtant la manière dont les gains (ou les pertes) se matérialisent pour le porteur de parts.

Homme consultant sa confirmation de ticket Blast Club sur smartphone dans une rue urbaine

Inscription et liste d’attente Blast Club : le filtre d’entrée

L’accès au club passe d’abord par une candidature en ligne. Le formulaire recueille les informations d’identité et le profil investisseur du candidat. Après soumission, le candidat est placé en liste d’attente.

L’équipe Blast examine ensuite la demande pour valider l’adhésion. Le délai de traitement n’est pas garanti et peut varier selon l’afflux de candidatures. Une fois accepté, le membre doit choisir un niveau d’adhésion parmi cinq paliers :

  • Bronze : investissement maximum de 10 000 euros par an, plafond de 2 000 euros par levée, frais de structuration de 5 %
  • Silver : investissement maximum de 25 000 euros par an, plafond de 5 000 euros par levée, frais de structuration de 5 %
  • Gold, Platinum et Diamond : plafonds progressivement relevés (jusqu’à un montant illimité pour le Diamond), avec des frais de structuration dégressifs de 4 % à 3 %

Le choix du palier détermine le montant maximum engageable sur l’année et par opération. Il fixe aussi le nombre d’accès aux promotions Y Combinator mentionnées par le club.

Vérification d’identité et conformité réglementaire

Le cadre PSFP impose à Blast Club de mener des vérifications de connaissance client (KYC) avant toute souscription. La procédure comprend la collecte de pièces d’identité, un justificatif de domicile et, selon le montant visé, des éléments sur l’origine des fonds.

Ce contrôle n’est pas une formalité accessoire. Pour les SPV structurés sous forme de SAS françaises, la conformité KYC conditionne l’accès effectif aux opérations. Un dossier incomplet ou en cours de vérification bloque la possibilité de participer à une levée, même si le membre a déjà réglé son adhésion.

Les retours terrain divergent sur la rapidité de cette étape. Certains membres rapportent une validation en quelques jours, d’autres évoquent des délais plus longs lorsque des documents complémentaires sont demandés.

Questionnaire d’adéquation

Comme l’exige la réglementation du financement participatif, un questionnaire évalue la connaissance du candidat en matière d’investissement et sa tolérance au risque. Ce questionnaire n’est pas bloquant au sens strict, mais il conditionne les avertissements affichés et peut limiter l’accès à certaines catégories d’opérations si le profil est jugé incompatible.

Groupe d'amis présentant leurs tickets Blast Club à l'entrée d'une salle d'événements moderne

Du choix d’une levée au premier ticket : phase d’intention et souscription

Une fois le compte actif et la vérification terminée, le membre accède aux opérations en cours. Blast Club propose en moyenne deux à trois nouvelles opérations par mois, ouvertes pendant une période définie (généralement une quinzaine de jours).

Le processus de participation se déroule en deux temps distincts :

  • La phase d’intention : le membre signale son intérêt pour une opération et indique le montant qu’il souhaite engager, dans la limite de son plafond par levée
  • La phase de souscription : le membre confirme son ordre, signe la documentation juridique du SPV et effectue le paiement correspondant
  • Une période de réflexion est prévue entre ces deux phases, conformément aux obligations du cadre PSFP, permettant au membre de revenir sur sa décision avant le versement effectif

Le ticket minimum par opération est fixé à 500 euros. Les frais de structuration (entre 3 % et 5 % selon le palier d’adhésion) sont prélevés une seule fois, au moment de l’investissement. Anthony Bourbon investit lui-même dans chaque startup proposée, un point régulièrement mis en avant par le club.

Ce que contient le dossier d’investissement

Pour chaque opération, le club met à disposition un dossier comprenant la présentation de la startup, ses indicateurs financiers, le profil des fondateurs et les conditions du tour de table. Moins de 1 % des dossiers reçus par le club seraient retenus pour être proposés aux membres, selon les déclarations de la plateforme.

Le membre reste seul décisionnaire. Aucune obligation de participer à une opération n’existe, et le montant engagé peut varier d’une levée à l’autre dans les limites du palier choisi.

Frais et modèle économique Blast Club : ce qui est prélevé et quand

Le modèle de frais repose sur deux composantes. Les frais de structuration, déjà mentionnés, sont facturés à chaque investissement. Blast Club applique par ailleurs un modèle de carried interest sur les plus-values éventuelles lors des sorties (revente, introduction en bourse, opération secondaire).

Ce mécanisme signifie que Blast prélève une part des gains uniquement si l’investissement est rentable. En cas de perte partielle ou totale du capital investi, aucun carried interest n’est dû. Le détail des pourcentages applicables figure dans la documentation contractuelle de chaque SPV.

Les conditions de liquidité sur les parts détenues dans un SPV dépendent des possibilités de cession entre membres, sans garantie de trouver un acheteur au prix souhaité.

L’investissement en startups via un SPV reste un placement à risque élevé, avec un horizon long (plusieurs années avant une éventuelle sortie) et une liquidité limitée. Le parcours d’inscription, aussi fluide soit-il, ne change rien à cette réalité structurelle du capital-risque accessible aux particuliers.

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